La liberté : lectures de Kant et Fitche
Responsables : Héloïse Gambier, Pauline Lebrun et Luc pastre. Membre titulaire : M. Antoine Grandjean
Le séminaire doctoral consacré à la liberté chez Kant et Fichte a pour vocation de favoriser la collaboration entre jeunes chercheurs et étudiants du département de philosophie, intéressés par la philosophie allemande et ses enjeux. Ce séminaire a pour vocation à compléter et, possiblement, dialoguer, avec le Groupe de Recherches Post-Kantiennes (GRPK) mené par M. Jean-François Goubet depuis 2026.
De son propre aveu, Fichte se considérait plus kantien que Kant lui-même. Or, s’il est un concept que nous avons retenu - et Fichte le premier - de Kant, c’est bien celui de liberté. Il s’agira, par conséquent, de lire, de traduire et de commenter collectivement des textes extraits du corpus kantien (Critique de la raison pratique, Métaphysique des mœurs, Progrès de la métaphysique, Opus Postumum) et fichtéen (La Destination du savant, Doctrine de la science de 1794/95 (GWL) et de 1798 (Nova Methodo), Fondement du droit naturel selon les principes de la doctrine de la science, etc.) sur le thème de la liberté. Ce séminaire doit permettre a) aux doctorants de présenter leurs problèmes, questions et hypothèses de lecture, b) aux étudiants de découvrir ou d’approfondir leur connaissance de deux des représentants majeurs de la philosophie allemande classique, c) à tous de reprendre des thèmes centraux de l’histoire de la philosophie (liberté, principe, volonté, nature, pratique, inconditionné, réalité) et d’en étudier la conceptualisation, capitale, au tournant du XVIIIe siècle.
Un tel programme s’inscrit à plusieurs titres dans le projet scientifique de STL : a) de manière générale, c’est un séminaire de lecture et de traduction, sans autre prétention que d’exhumer à plusieurs voix le sens des textes qui seront lus. b) Plus en détail, ce séminaire entend resituer les concepts - celui de liberté au premier chef - dans leur contexte d’écriture. Pour cela, nous varierons les échelles : nous replacerons les textes dans les œuvres dont ils sont issus, dans l’œuvre générale de l’auteur, dans le contexte historique général (théories du droit dominantes au moment de la Métaphysique des mœurs et du Fondement du droit naturel par exemple, ou débat avec Rehberg pour les Considérations) ainsi qu’au prisme de leur filiation (Kant-Fichte). Interaction et contexte seront ainsi nos maître-mots, comme ils le sont pour le champ 2 (savoirs, œuvres, discours), thématique 2 de STL. c) De ce point de vue, un tel programme, resituant les concepts dans leur contexte d’écriture, n’est par ailleurs pas étranger au premier champ de STL (le sens en contexte) ou aux axes transversaux (traduction et analyse des discours).