L'analyse des savoirs,
la construction du sens

Savoirs, Textes, Langage

Projets pour lesquels le laboratoire est porteur

Deverbative (Des verbes aux adjectifs : la morphologie et la sémantique des adjectifs deverbaux)

Projet PICS (Projet international de coopération scientifique) France-Norvège

Coordinateur : Rafael Marin (UMR 8163 STL - Université Lille 3 & CNRS)
Partenaire : Antonio Fabregas (CASTL - Universitet i Tromsoe)

Durée : 01/01/2014 au 31/12/2016

Résumé du projet (français)

L'étude des relations entre catégories grammaticales est devenue l'un des thèmes fondamentaux en
linguistique. Ce projet a pour but d'étendre au domaine adjectival les résultats obtenus dans l'étude dela relation entre verbes et noms. Nous explorerons dans quelle mesure les propriétés aspectuelles du verbe sont conservées dans l'adjectif dérivé. De plus, nous classerons et analyserons les restrictions de sélection que l'adjectif impose à la base verbale avec laquelle il se combine.

Dans ce projet, une attention particulière sera apportée aux participes, qui sont les manifestations adjectivales prototypiques d'une catégorie verbale. En lien avec ceci, nous voulons répondre à deux principales questions :
(i) combien d’états un participe peut-il dénoter, et comment cette classification interagitelle avec la classification aspectuelle des bases verbales ?
(ii) Comment ces propriétés interagissentelles avec les constructions syntaxiques où apparaissent les participes et leur morphologie?

Summary of the project

The study of the cross-categorial meaning relations has become one of the fundamental topics in
linguistics. This project aims to extend the results obtained in the study of the relation between verbs
and nouns through the analysis of deverbal nominalizations to the adjectival domain, with a careful and
detailed analysis of deverbal adjectives. We will explore to what extent the aspectual properties of the
verb are kept in the derived adjective and what aspectual information, if any, the adjectivalizers
provide.

Special attention will be devoted in this project to participles, which are the prototypical
adjectival manifestation of a verbal category. Relate to this, we want to answer two main questions:
(i)
How many kinds of states can a participle denote and how does this classification interact with the
aspectual classification of the verbal bases?
(ii) How do these properties

ADELP (Analyzing DPRK English Language Propaganda : 2007-2015)

Projet MESHS Partenariat

Dates : jun 2016 - jul 2017
Porteur : Mason Richey, Hankuk University, Séoul ; Natalia Grabar, STL, Lille
Budget : 2 000 euros
Partenaires : STL-Lille, Hankuk University-South Korea

Résumé

Domestic and international politics intersect, and frequently rhetoric that is conducive to the successful practice of one has the opposite effect on the other. Naturally most state leaders adapt their discourse to reflect the political setting in which they find themselves. In practice this often means that these political leaders employ (a) relatively hardline language for domestic audiences (especially ones generally supportive of the leader) in domestic settings, while using (b) relatively diplomatic language for (especially overseas) settings in which the putative audience is other international leaders or publics. This phenomenon is well understood both by international relations theorists and foreign affairs practitioners. If used well, these two types of discursive registers work together to maximize the credibility of potential coercion while signaling openness to cooperative approaches for a given issue of contention. The ADELP research project is aimed at investigating the question of why and how North Korea uses bellicose rhetoric directed at international audiences, despite the fact that most leaders avoid such diplomatic methods because they are seen as ineffective. Is the rhetoric a reflection of increased tensions with counterparties such as the U.S., Japan, and South Korea?

HEPI (Histoire et Philosophie de l'Informatique)

Projet MESHS Partenariat

Dates : jun 2016 - jul 2017
Porteur : Liesbeth de Mol
Budget :4770 euros
Partenaires : IHPST, CRIStAL, Univ. Panthéon-Sorbonne

Résumé

L'informatique est l’une des plus jeunes disciplines scientifiques. Néanmoins, c'est aujourd'hui une des disciplines les plus influentes. L'omniprésence des méthodes de calcul dans notre société est impressionnante : tout, des conflits armés jusqu'à nos vies personnelles, est affecté par des moyens informatiques. Mais l'identité de la discipline demeure par ailleurs floue. Depuis sa formation dans les années 50 et 60, l'informatique est caractérisée par des discussions sur les méthodes, les objets, les concepts et le caractère général de la discipline, qui perdurent jusqu’à  aujourd'hui.

L' informatique est-elle une branche des mathématiques, une science de la nature,  ou un domaine de l'ingénierie ? Qu'est-ce qu'un calcul ? Est-ce que la nature calcule ? Est-ce que l'objet de l'informatique est l'information ou le calcul ? Est-ce qu'un programme est un objet technologique ou mathématique ? Comment les langages formels contribuent-ils à la linguistique ?  Ces questions sont cruciales, en ce qu’elles déterminent les agendas de recherche. Par ailleurs, les pratiques de l'industrie informatique continuent à développer de nouvelles possibilités sans que ces questions fondamentales soient traitées d'une manière systématique. On  est alors confronté à une situation paradoxale, où sont employés chaque jour des moyens auxquels manquent une  épistémologie et une ontologie propres.

 L'approche que nous proposons dans ce séminaire consiste en une analyse critique des thématiques centrales de l'informatique. Cette analyse  se voudra fondamentalement interdisciplinaire sur au moins deux plans : le premier est lié à la pluralité disciplinaire de l’informatique, le second au pluralisme  méthodologique de notre approche.