Les engagements des tutelles

  • Le CNRS a pris des engagements pour répondre aux 17 objectifs de développement durable définis par les Nations Unies en 2015 (voir l'article : « Objectifs de développement durable, le CNRS s'engage »).

  • En octobre 2020, le président de la Conférence des Présidents d'Université et le PDG du CNRS ont invité les laboratoires à réfléchir à leur impact environnemental, en particulier en effectuant leur bilan des émissions de gaz à effet de serre (BGES) et en désignant un référent sur cette question (voir l’article : « Recherche et développement durable : le CNRS poursuit son engagement »).

  • La campagne d’évaluation 2020-2021 de l’HCERES (vague B) contient un critère « Développement durable et prise en compte des impacts environnementaux ».

 

Les actions de l’Université de Lille

Le service Développement Durable (voir la page intranet) anime un réseau de référents « Zéro Carbone », composé de personnels administratifs, d’enseignants-chercheurs et d’étudiants. Ce réseau se réunit environ quatre fois par an et se charge de relayer les travaux du service, proposer des actions et les mettre en œuvre.

Les actions :

  • Mener le bilan GES de l’Université de Lille (tous les trois ans ; resp. P. Farges).

  • Chantiers nature, gestion des déchets, sobriété énergétique (F. Boury), sobriété numérique (P. Marquet), mobilité durable...

 

Collectifs de chercheurs

  • Le Collectif Labo 1point5 (pour 1.5° de réchauffement visés à la COP21) rassemble des chercheurs engagés dans l'évaluation et la réduction de l’impact carbone de la recherche. Objectifs :

    - Répertorier et diffuser les éléments essentiels de la littérature scientifique et les initiatives existantes dans les laboratoires en France : (voir la page de veille scientifique).
    - Produire des connaissances en contribuant à chiffrer l'empreinte environnementale des activités de recherche.
    - Faire émerger des solutions en créant des espaces d'échanges et de débats.
    - Mettre au point et gérer l’outil GES 1point5, permettant de calculer l’empreinte carbone d’un laboratoire.
  • L’Atecopol (Toulouse) et l’Ecopolien (Ile-de-France) rassemblent des chercheurs de toutes disciplines pour travailler sur les bouleversements écologiques et diffuser les résultats de la recherche sur ce sujet.

  • A Lille, le Collectif Goupil (chercheurs SHS) a lancé une série de séminaires d’écologie politique.

 

Les initiatives des laboratoires

De nombreux laboratoires ont lancé des initiatives pour réduire l'empreinte carbone de leurs activités. En voici quelques exemples :

Les activités humaines émettent des gaz à effet de serre (GES). Vous trouverez sur cette page des éléments permettant d'évaluer l'impact des principales activités liées à la recherche : déplacements domicile-travail, missions et déplacements professionnels, organisation de buffets, numérique.

L'empreinte carbone d'une activité est calculée en « masse équivalent CO2 », notée « CO2e ». Ces facteurs d’émission sont des estimations, qui peuvent varier d’une source à une autre selon la méthode de calcul. Ils sont associés à un degré d’incertitude parfois important. Ils doivent donc être interprétés avec précaution, en tant qu’ordres de grandeur.

 

Déplacements domicile-travail

Dans le bilan GES 2015 de l'Université de Lille, 60% des émissions de GES proviennent des déplacements domicile-travail, dont une grande partie liée aux trajets en voiture. La page intranet Mobilité durable recense les initiatives encourageant les mobilités douces.

  • Le campus Pont de Bois dispose d’un parking vélo sécurisé, avec une pompe et quelques outils disponibles, sous la brasserie des Trois Lacs. L'ensemble des parkings vélos est recensé sur cette carte.

  •  Des ateliers de réparation vélo sont organisés deux ou trois fois par an sur le campus.

  • Un Forfait Mobilité Durable permet désormais d'être remboursé pour les déplacements en vélo ou en covoiturage (voir la page Mobilité durable).

 

Missions et déplacements professionnels

Les valeurs CO2e viennent de l’outil BGES 1point5 du collectif Labo 1point5.

Le coût carbone de l’avion 

  • Moins de 1000km : 0.1412 kgCO2e/passager.km

  • Entre 1000 et 3500km : 0.1024 kgCO2e/passager.km

→ Un A/R Lille-Marseille en avion (1000km) : 2*1000*0.1412 = 282.4 kgCO2e

Le coût carbone du train 

  • TGV plus de 200km : 0.0030 kgCO2e/passager.km

  • Train < 200km : 0.0180 kgCO2e/passager.km

→ Un A/R Lille-Paris en TGV (230km) = 2*230*0.0030 = 1.38 kgCO2e

→ Un A/R Lille-Marseille en TGV = 2*1000*0.0030 = 6 kgCO2e

Le coût carbone de la voiture 

  • Essence : 0.2414 kgCO2e/km

  • Électrique : 0.1034 kgCO2e/km

Le coût carbone du métro

  • 0.0035 kgCO2e/passager.km

Exemple : cas d’un jury de recrutement MCF à Lille.

Prenons un jury de recrutement avec 12 membres du jury (candidats non inclus).

- 5 membres du jury viennent de Lille en transports en commun,
- 4 membres viennent en TGV de Paris,
- 1 membre vient en TGV de Nancy,
- 1 membre vient de Valenciennes en voiture à essence,
- 1 membre vient de Marseille en avion.

 

Le bilan GES du jury s'élève à 314.7 kgCO2e. Si le chercheur de Marseille choisit le TGV, ce bilan descend à 38.3 kgCO2e.

  • Ressources

Le laboratoire L2EP à Lille organise depuis 2010 des conférences « Carbon care », avec un objectif de neutralité carbone. Le détail de leur démarche est disponible ici (les documents incluent également une liste des hotels « écologiques » à Lille).

 

Buffets

Dans l’organisation d’un buffet, on peut limiter les sources de GES en jouant sur la vaisselle et le menu.

  • Vaisselle

Le laboratoire STL dispose de vaisselle non jetable, disponible dans l’armoire de la salle de la photocopieuse. Pour y accéder, il faut contacter Justin Duquesnoy. Une partie de la vaisselle est facile à transporter et incassable (verres et assiettes pour 30 personnes) ; des flûtes à champagne sont également à disposition.

Les traiteurs titulaires des marchés buffets et petits déjeuners se sont par ailleurs engagés à proposer une option « zéro déchet » où ils n’emploient pas de vaisselle jetable (y compris plateaux, verrines, nappes, etc.). Il faut faire la demande au moment de la commande.

  • Menus

La viande, notamment le bœuf, est une source majeure de GES dans notre consommation quotidienne. Les valeurs CO2e proviennent de la Base Carbone de l’ADEME, page Restauration.

  • un repas type avec du bœuf : 6.29 kgCO2e

  • un repas type avec du poulet : 1.35 kgCO2e

  • un repas végétarien : 0.51 kgCO2

Les traiteurs titulaires du marché pour le site Pont de Bois proposent des menus végétariens, à combiner selon les souhaits avec des plats de viande/poisson.

Numérique

A compléter.

Pour s’informer sur les enjeux liés à l’écologie, les personnels de l’Université de Lille peuvent participer aux activités suivantes :

  • Participer à un atelier Fresque du climat (3h) :
    La Fresque du climat est un « atelier scientifique, ludique et créatif pour sensibiliser de façon ludique au changement climatique ». Les personnels de l’Université peuvent choisir la Fresque dans l’offre de formation du service Formation des personnels, onglets « Développement durable ».
  • Participer au projet Carte carbone :
    Proposée aux étudiant.e.s et aux personnels de l'université, la carte carbone est un système original de limitation des émissions individuelles de GES : des "quotas d'émissions" sont alloués à chacun.e sur certains postes émetteurs de gaz polluants, afin de ne pas dépasser un certain niveau d'émissions. La base est un calculateur d’empreinte carbone individuelle de l’ADEME : https://nosgestesclimat.fr. Le projet démarre en janvier 2021 pour un an. Pour participer, ou simplement pour être tenu au courant des avancées du projet, contactez les organisateurs à partir de la page intranet du projet.

  • Le jeu « Ma Terre en 180 minutes » met les membres d'un laboratoire face à un objectif de réduction de 50% de leurs émissions de GES d'ici à 2030. La prochaine session aura lieu au printemps.

  • Pour intégrer le réseau « Référents Zéro Carbone », ou simplement être tenu au courant de ses activités : contactez F. van Heems.