Journée d'études

JE "Enseigner les langues anciennes à l’ère digitale"

24 mars 2017 09:30 - 17:00
Salle 2, MESHS - 2 rue des canonniers, Lille

Journée d'études dans le cadre du projet TALIE (Traditions de l'Antiquité à Lille et dans l'Eurorégion)
"Enseigner les langues anciennes à l’ère digitale : apprendre par et pour les Humanités numériques ?"

Le 24 mars de 9h30 à 17h, Salle 2 de la MESHS, 2 rue des canonniers, Lille

Organisée par Séverine Clément-Tarantino (STL, Lille3) et Charlotte Tournier (HALMA, Lille3)

Pourquoi cette journée :
Les « Classics » ont une place importante au sein des Digital Humanities et, en France même, les « langues et cultures de l'Antiquité » ou les « sciences de l'Antiquité » commencent également à avoir leur part dans le développement des Humanités numériques : des projets toujours plus nombreux sont proposés et mis en oeuvre, en particulier en matière d'édition électronique. Cet élan a commencé aussi à se concrétiser au niveau des formations universitaires, avec la mise en place de plusieurs masters d'humanités numériques où les LCA sont partie prenante. Cela n'est cependant pas possible partout ; une méfiance ou en tout cas une distance s'observent encore parfois vis-à-vis de pratiques et de méthodes qui semblent alors trop modernes, trop différentes, impossibles à mettre en oeuvre par un plus grand nombre, voire qu'il serait inutile de faire mettre en oeuvre par un plus grand nombre. Or, d'abord en ce qui concerne l'argument de la distance, de la trop grande différence entre les préoccupations et les usages des antiquisants et ceux que supposent les humanités numériques, de très nombreux cas pourraient prouver à quel point les compétences acquises dans les cursus de LCA facilitent, en quelque manière, le développement de compétences en HN (et peut-être plus précisément en informatique – si l'on considère que les HN n'existent pas en soi, mais dans l'interaction avec des disciplines et des objets « d'humanistes »). A l'occasion de cette journée d'études, nous voudrions commencer par donner la parole à des témoins de ce lien profond ou de cette évolution possible dans un parcours universitaire et professionnel. S’il est vrai que la logique, la rigueur, l’attention au détail, le travail sur la syntaxe, sont nécessaires tant pour l’étude de la langue et des textes antiques que pour le maniement des langages informatiques, nous voudrions réfléchir à la question suivante : comment concevoir des méthodes pédagogiques permettant à l’une et à l’autre de ces disciplines de se renforcer mutuellement ? De fait, nous voudrions nous interroger sur des moyens concrets d'intégrer les HN – ou certains aspects des HN – plus en amont dans le cursus universitaire (dès la licence) et sur les bienfaits qu'il est possible d'en retirer : comment, par exemple, une initiation à l'encodage des textes latins ou grecs en XML-TEI peut-elle venir renforcer la compréhension de ceux-ci, à la fois sur le plan linguistique (en stimulant l'apprentissage des techniques de traduction, appréhendées différemment) et philologique (en rendant sensibles les enjeux d'un travail d'édition) ? Plus généralement, quels autres outils peuvent être utilisés pour travailler sur la traduction et l’analyse grammaticale, et pour introduire les étudiants à des manières nouvelles d’étudier les textes en classe ?

 

 


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